nigeria 2050-2100


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La densité positive, Nigeria 2050-2100. La ville entropique

conférence donnée à Lagos - décembre 2015 - ATO office

land2100

 

Pourquoi, de mon point de vue, s’intéresser à cette question que j’ai choisie de poser sur deux fronts : l’un autour de l’accroissement important de la population au Nigeria sur les 35 prochaines années voire jusqu’en 2100, et ses incidences et d’autre part la question de l’habiter généralement et plus particulièrement dans ce pays que j’ai mis à apprécier après 3 ans de visites régulières.

Je ne vous propose pas une solution architecturale à des problèmes territoriaux et sociétaux mais plutôt la base d’un échange après avoir pris connaissance des données statistiques sur

  • l’évolution de la population
  • le nombre d’habitations au Nigeria aujourd’hui et leur état constructif et sanitaire
  • l’évolution des densités sur le pays, l’être ensemble
  • la question énergétique
  • Quels sont les besoins à horizon 2050, 2100
  • Combien ca coute

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Architecte on doit proposer l’habitat et l’environnement en se projetant sur 30 ans minimum. Ca ne veut pas dire inventer à tout prix ou obéir à des uniques considérations économiques et techniques, mais créer les conditions de la réalisation dans ce futur proche.

 

On verra également que la question du vivre-ensemble, articulée pour l’habitat autour de la cellule familiale va en se dégradant au profit d’autres modes plus orientés sur l’individualisme et le souci de soi. L’habitat devenant une bulle immunitaire, connectée et dans laquelle les besoins de nourritures ou d’éducation physique deviennent individuel. C’est une prise de pouvoir des processus en cours économiques, politiques et de contrôle d’une population toujours grandissante. On doit intégrer aussi cette donnée dans les reflexions sur l’habiter demain car l’architecture doit proposer des conditions les plus respectueuses humaines possibles. Par contre l’ubiquité technologique est un grand atout et le nomadisme peut être une voie intéressante à développer.

 

 

L’évolution de population Nigeria / Monde

 

- presentation des graphiques - charger le lien ci dessus

nigeria density 2100

La Densité et l’habiter

 

Je suis par exemple fasciné par la vision du Baron Haussmann à Paris qui il y a 150 a résolu l’équation entre densité, espace libre de circulation, surface allouées à la bio diversité et tout le réseau technique d’eau et sanitaire nécessaire.

 

La densité n’est pas seulement la règle d’utilisation du sol en terme de M2 par habitant, mais la juste adéquation entre

  • nature brute (foret, montagne, désert)
  • besoin de nourriture, agriculture élevage
  • besoin de service de production industriel
  • besoin par habitant d’espace servant
  • et enfin surface d’habiter par habitant.

Le rapport harmonieux que nous avons relevé est de :

25-30 m2/ m2 de logement/habitant

 

  • nature brute (foret, montagne, désert) (20% du territoire)
  • besoin de nourriture, agriculture élevage (Nigeria today 78%, France 50 %)
  • besoin de service de production industriel 2%
  • besoin par habitant d’espace servant ±330 m2
  • et enfin surface d’habiter par habitant. ±25-30 m2

 

Si rien n’est fait pour enrayer l’évolution le pays serait à la fin du siècle couvert à 50% d’habitat en rdc.

 

L’autre point de vue est du coté des agglomérations

Lagos 2050 lagos2100 axono

 

Développement entre Lagos et Port Harcourt continu

 

Le plan montre l’état de Lagos entièrement bâti à 9 niveaux pour 66 millions d’habitants ( = France aujourd’hui)

 

Part 2 Piero_della_Francesca_-_Ideal_City_-_Urbino_2

 

La solution pour éviter des troubles ou des guerres de territoires est il de

  • planifier
  • laisser l’entropie se développer
  • créer des villes nouvelles
  • travailler localement ou globalement

 

Je proposerai deux approches

  • l’une en analysant le modèle de l’écume, système naturelle, cristallisé, s’auto développant (je me méfie des planifications)
  • l’autre en modèle sérielle, avec des lignes de fuites autonomes et entrant en proximité chacune entre elle de façon à rapprocher l’homme et la nature, l’énergie et les besoins, les productions et les utilisateurs, l’économie et le social.

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Dans le futur, la question des transports et de l’énergie sera critique mais en même temps la vision nomadique et d’ubiquité va se développer.

La répartition sur le territoire peut se faire si on crée des attracteurs-étranges, des points focaux qui attirent par leur spécialisation les populations, par exemple, l’enseignement, la recherché, la valorisation des territoires en terme d’environnement, des lieux de productions spécialisés….Chaque état doit approfondir ou inventer son potentiel.

 

L’autre équation est la règle de 40 KM de distance pour provider les besoins énergétiques, nourriture, matériaux, biens, service.

 

L’axe Est oust en 3 strates (Nord /Kano), centre/land, South/ See doivent se transformer en prenant la géographie des convergences de rivière et faciliter les échanges Sud Nord.

 

L’enjeu à mon avis n’est pas national mais mondial pour la paix du monde.

 

Ces hypothèses et projections de populations et économiques sont elles en passe d’être validées?

Ouï si on regarde les projections multiples et surtout l’Unesco, Oui si on voit la progression du PIB à l’échelle mondiale, Le Nigeria devenant la 9° puissance économique mondiale (20° en 2015) le Pib étant X 10 de 600 à 6500 Milliards de dollar (comme la Russie et l’Allemagne)

 

Oui si on voit la progression immutable de la natalité

Oui si on voit l’enjeu pour une population qui aspire au confort ( 10-20 % de classes moyenne en 2015), voir les statistiques des conditions de l’habitat.

 

L’habitat et l’architecte

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L’habitation de l’homme est d’abord l’habitude du monde antérieure à l’habitat.

La question de l’habitat passé par la compréhension des 3 formes essentielles, isolé, village, ville. Habiter n’est pas un acquis, il faut apprendre à habiter.

 

Dans un monde luxuriant, ou on peut cueillir les fruits aux arbres et se nourrir puis s’abriter de toute part uniformément, dans un tel monde il n’y a ni propriété, ni limites et donc pas de loi. (Hume) . La propriété et donc l’assignation à habiter en un lieu déterminé (on verra la question du nomadisme plus loin) apparait quand le territoire et ses ressources deviennent limité. Ce n’est pas un hasard si on entend parler de la difficile détermination de la propriété au Nigeria. Depuis 50 ans il vit cette transformation des limites et donc de la densité.

Le passage du territoire comme surface à la densité se fait par la création de limites.

L’architecture traite de ses limites, contours, marges, franges…Du dehors et du dedans, de l’intérieur et de l’extérieur et donc de la mise en situation des intimités du moi et de l’autre.

La densité c’est le rapport d’une surface ou d’un volume sur une quantité. La limité, le bordure c’est la composante de mesure de cette surface. La densité est contenue dans sa limite, et donc limitée si la ligne est bien rectiligne et mesurable. Avec une approche de géométrie fractale tout change, la limite devient infinie. Donc la densité doit se penser en voisinage . La limite tend vers l’infini. On doit donc penser en terme de voisinage, contiguité, stratifications.

Sloterdijk : la ville, l’urbain de la ville, c’est l’agglomération créatrice active d’atmosphère, de position spatiales à part entière. La macroécume urbaine est un meta collecteur rassemblant des lieux de rassembelment et de non rassemblement. LA metropole doit favoriser le bon voisinage des centres et de non centre, non pas en supercentrale, mais en empilage, une meta collecte.

Tout ceci se rapporte à des lieux. Chacun paut se rassembler ou pas. Choisir, donc etre libre.
Les collecteurs et les bulles

 

Vu comme cela envisager la densité devient la condition favorable d’une meilleure vie. Ce n’est donc pas l’étalement des singularités (maisons et étalement urbain) qui font la cité, mais l’accroissement de la densité. La densité devient positive

 

La ville entropique

 

La ville- hydre à deux têtes

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L’exemple de création de ville contiguë aux moyens de production est une relation majeure.

Quand la ville s’est construite à coté des moyens de production, tout se développait de concert. Si l’un des deux vient à mourir, l’industrie par exemple, c’est l’habitat qui se dégrade et s’auto détruit. (exemple des cités minières, puis sidérurgiques, et les banlieues françaises aujourd’hui).

 

La ville est multiplicité, la ville est désordre, agglomération par concentration.

Concentrer, c’est réunir et c’est une question de temps.

La ville c’est la possibilité de s’échapper dans un milieu fermé. Par exemple on s’échappe, on quitte son ego dans la foule, dans un concert ou une messe.

La les limites géographiques deviennent secondaires au bénéfice de l’infinité fractale des multiples composants urbains.

 

Seule la multiplicité des têtes peut donner sens à la ville sur la durée. De plus sa mutation, sa transformation permanente est un signe de bon développement. L’agrégation de bulles, de logements, de collecteurs, sous un régime mutant, c’est l’agglomération, le lieu de l’habiter.

 

 

Une rapide approche de la déterritorialisation.

Faut il voir comme bénéfique l’ubiquité des technologies numériques ? et est ce une solution au rapport ville/campagne à l’échelle du territoire ?

 

Rappelons le concept de territorialisation selon Deleuze. Pour asseoir sa main-mise le pouvoir déconstruit les systèmes, sociaux, techniques, cultures.. pour les refondre en de nouveaux . Mais un autre système par enchainement syntagmatique c’est la vrai déterritorialisation.

L’urbanisation n’est pas la création de zones ou de lignes de mobilité (route, fer…) , mais la disposition de créer des possibilités de séjours et de rencontres. Ne pas imaginer une nouvelle vie meilleure voire utopique mais poser des conditions.

L’architecte ne doit pas prendre en compte la ville et la détruire pour la recomposer mais déduire finement ses composants, sortir la syntagme, les nommant comme les nœuds de réseau, les parcours, places, les lieux de congestion, de dilatation, d’habitat sous ses formes, ses lieux libres de développement et les lieux planifiés…

De même on appliquera ce raisonnement sur les syntagmes sur les modes d’habiter.

Si on veut imaginer un futur pour le Nigeria on suivra la méthode du régionalisme critique (Kenneth Frampton) et les expériences des projets de Siza par exemple.

 

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Nigerian architecture is as diverse as its people. In rural areas, houses often are designed to accommodate the environment in which the people live. The Ijo live in the Niger Delta region, where dry land is very scarce. To compensate for this, many Ijo homes are built on stilts over creeks and swamps, with travel between them done by boat. The houses are made of wood and bamboo and topped with a roof made of fronds from raffia palms. The houses are very airy, to allow heat and the smoke from cooking fires to escape easily.

Igbo houses tend to be made of a bamboo frame held together with vines and mud and covered with banana leaves. They often blend into the surrounding forest and can be easily missed if you don't know where to look. Men and women traditionally live in separate houses.

Much of the architecture in the north is heavily influenced by Muslim culture. Homes are typically geometric, mud-walled structures, often with Muslim markings and decorations. The Hausa build large, walled compounds housing several smaller huts. The entryway into the compound is via a large hut built into the wall of the compound. This is the hut of the father or head male figure in the compound.

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Positive density, Nigeria 2050-2100 or the entropic city

Why, from my point of view, to look at this question I have chosen to consider it on two axes: one about the main population growth in Nigeria over the next 35 years or until 2100, and its implications and in a second time also the question of living generally and particularly in this country. After 3 years of regular visits those points remain in my mind

I will not offer an architectural solution to territorial and social problems but rather a basis of an exchange between us after examining statistics on

    • the population growing
    • the number of dwellings in Nigerian statistic today units, material, water health, waste…
    • the evolution of density the country, the way to be together
    • the energy question
    • What are the needs for 2050, 2100 (houses)
    • How much does it cost

    Architect must provide habitat and environment by projecting 30-year minimum. That does not mean inventing at any price or obey unique economic and technical considerations, but creating the conditions for achieving this in the near future.

    We will also see that the question of living-together, habitat is articulated around the family is going degrade to reach other ways of living, more focused on individualism and self-concern.

    Habitat is becoming an immune-bubble, entirely connected and in which, the needs of foods or physical education become individual. It is an empowerment of ongoing economic processes, policies and control of an ever-growing population.

    It must also integrate this data in the future thinking on way of living because the architecture must provide the most respectful possible human conditions. In another way technological ubiquity is a great asset and nomadism can be an interesting way to develop.

    The changing population Nigeria / World

    - Presentation graphics

    Density and live

    I am fascinated by such vision Baron Haussmann in Paris of which 150 years ago solved the equation of density, clear of traffic, area allocated to bio diversity and all the technical and sanitary water network necessary.

    The density is not only the land use rules in terms of square meter per capita, but the fair balance between

      • raw nature (forest, mountain, land not used)
      • Foods, agriculture, meats
      • industrial required production and services
      • Need per capita space used
      • and finally surface of living per capita.

      The harmonious relationship that we found is:

      25-30 m2 / m2 housing / capita

        • raw nature (forest, mountain, d é used) (20% of the territory)
        • food, agriculture (Nigeria today 78%, France 50%)
        • industrial production services 2-5 %
        • need per capita space used is ± 330 m2
        • and finally surface of living per capita. ± 25-30 m2

        If nothing is done to stop the development the country would be covered at the end of the century by 50% of habitat if for example 1 ground floor.

        The other point of view is the side of cities

         

        Slide / density and agriculture… See attached document

         

        Development between Lagos and Port Harcourt DC See attached document

        The plan shows Lagos State built entirely through 9 levels to 66 million inhabitants (= France today)

         

        The solution to avoid disturbances or territories wars is it ?

          • Global Planning ?
          • let the entropy progressing?
          • create new cities ?
          • work locally or globally ?

          I will propose two approaches

            • one analysing a model like foam, natural system, crystallized and self- developing (I do not trust big planifications)
            • the other model we call it Serial-process, with autonomous focus and coming into proximity each between . In that way we could mix man and nature, ed energy and needs, production and users, economy and social….

            In the future, the issue of transport and energy will be critical, but in same time the nomadic vision of ubiquity will be develop.

            The distribution on all the territories can be done if you create some strange-attractors, focal points that attract people by their specialization, for example, education, looking, valuing term environmental territories, places of specialized productions ... .Each state must increase his potential or invent its own one .

            The other equation is the rule of 40 KM away provider for energy needs, food, materials, goods, service. It is the maximum distance to minimize the cost of energy regarding transportation and producitons

            Eastern axis oust into 3 strata (North / Kano), center / land, South / See should be transformed by taking the geography of the river convergence and facilitate North-South exchanges.

            The issue in my opinion is not national but global peace in the entire world. Nigeria as the third nation wil live on a minimum surface.

            These assumptions and projections of population and economic are they about to be validated?

            Yes, if you look at multiple projections and especially Unesco,

            Yes if we see GDP growth around the world, Nigeria became the 9th largest economy (20 ° in 2015) the GDP is 10 X 600 to 6500 Billion dollar (like Russia and Germany)

            Yes if you see the progression of birth .

            Yes if you see the challenge for a population that aspires to comfort (10-20% of middle class in 2015), see statistics habitat conditions.

            Explanation on xls : 3 mode housing See attached document

             

            Habitat and architect

            The habitation of man is first the habit of previous world habitat.

            The issue of habitat by understanding has be develop three essential forms : isolated , village, town.

            Living is not granted, we must learn to live.

            In a primitive world , you can pick fruits from the trees and feeds and shelter from all sides evenly in such a world there is neither property nor limits and therefore no law. (Hume).

            The property and therefore the assignment to live in a particular place (we will see the issue of nomadism below) appears when the territory and its resources become limited.

            It is no coincidence that we hear from the difficult determination of property in Nigeria. Since 50 years saw the processing limits and thus of the density.

            The portion of territory as the surface density is through the establishment of limits.

            The architecture addresses limitations, margins, fringes ... From the outside and the inside, from the inside and outside and therefore the scenario intimacies of self and the other.

            The density is the ratio of a surface or volume of a quantity. The limited, the border that is the measurement of the component surface. The density is contained in its limit, and thus limited if the line is straight and measurable. With fractal geometry approach everything changes, the limit becomes infinite. So the density must think in neighbourhood. The limit tends to infinity. We must think in terms of proximity, contiguity, and stratifications.

            Sloterdijk, german philosopher wrote recently: city, urban of the city, is the agglomeration of active creative atmosphere, spatial position in itself. Urban macro-foam is a meta collector gathering places meetin and non gathering. The metropole must promote good neighbourhood centers and non center, not supercentrale but stacking, meta collection.

            All this refers to places. Everyone can meet all together or not. Choose is to be free.
            Collectors and bubbles

            Seen as consider the density becomes the favourable condition for a better life.

            This is not the spreading of singularities (houses and urban sprawl) that make the city, but the increase in density. The density becomes positive

            The entropic city orThe city- two-headed hydra

            The example of creating contiguous city of the means of production is a major relationship.

            When the city was built next to the means of production, all grew together. If one of them dies, eg industry, it is the habitat that degrades and destroys self. (example of the mining towns, and steel, and the French suburbs today).

            The city is multiplicity, the city is disorder, concentration by agglomeration.

            Focus is together and it's a matter of time.

            The city is the ability to escape in a closed environment. For example, it escapes, it leaves his ego in the crowd at a concert or a mass.

            The geographical boundaries become secondary to the benefit of infinite fractal urban multiple components.

            Only the multiplicity of heads can give meaning to the city over time. Moreover his transfer permanent transformation is a sign of good development. The aggregation of bubbles, housing, collectors, a mutant in diet is the town, the place to live.

            A rapid approach of deterritorialization.

            Should we see as beneficial ubiquity of digital technologies? and this is a solution to the report city / countryside across the territory?

            Remember the concept of regionalization (territorialisation in French) according to Deleuze. To consolidate its hold on, the power deconstructs, social, technical, cultures .. to consolidate some new ones according to his advantage.

            But another system with syntagmatic chaining process is the real deterritorialization.

            Urbanization is not the creation of zones or lines mobility (road, rail ...), but rather a process to create opportunities for stays and meetings. Do not imagine a better new life even utopian but doing a gift for all events or conditions of human life.

            The architect shall not take into account the city and destroy it for redial but finely deduct its components, remove the phrase, naming them as network nodes, roads, , places, on concentrations, expansion, of Habitat in its forms, its premises free of development and planned places ...

            Also we apply this reasoning to the syntagmatic process about ways of living.

            If we want to imagine a future for Nigeria we follow the method of critical regionalism (Kenneth Frampton) and experience of project Siza for example. See attached document

            Nigerian architecture is as diverse as its people. In rural areas, houses often are designed to accommodate the environment in which the people live. The Ijo live in the Niger Delta region, where dry land is very scarce. To compensate for this, many Ijo homes are built on stilts over creeks and swamps, with travel between them done by boat. The houses are made of wood and bamboo and topped with a roof made of fronds from raffia palms. The houses are very airy, to allow heat and the smoke from cooking fires to escape easily.

            Igbo houses tend to be made of a bamboo frame held together with vines and mud and covered with banana leaves. They often blend into the surrounding forest and can be easily missed if you don't know where to look. Men and women traditionally live in separate houses.

            Much of the architecture in the north is heavily influenced by Muslim culture. Homes are typically geometric, mud-walled structures, often with Muslim markings and decorations. The Hausa build large, walled compounds housing several smaller huts. The entryway into the compound is via a large hut built into the wall of the compound. This is the hut of the father or head male figure in the compound